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Comment créer une SCI en couple : mariés, pacsés, concubins

Sandrine Chiorozas · · 13 min de lecture
JURIXA.FR
Patrimoine · le point 2026
Une SCI à deux,
mais pas n'importe comment
Mariés, pacsés, concubins : ce n'est pas le même montage.
2
Associés minimum
Art. 1832 C. civ.
60 %
Droits de succession entre concubins
Art. 777 CGI
191
Annonce légale SCI 2026
Arrêté 19/11/2025
Concubins : sans SCI vs avec SCI
Sans SCI
  • Bien détenu en indivision subie
  • Survivant taxé jusqu'à 60 %
  • Les héritiers peuvent forcer la vente
Avec SCI bien rédigée
  • Parts sociales et rôles organisés
  • Démembrement croisé qui protège l'autre
  • Clause d'agrément qui filtre les héritiers
JURIXA
Experte en création d’entreprise
Une SCI taillée pour votre couple ?
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Pour créer une SCI en couple, il faut être au moins deux associés, et c’est justement le point de départ idéal quand on est deux. Aucun statut conjugal n’est exigé : mariés, pacsés ou en concubinage, vous pouvez tous constituer une société civile immobilière ensemble. Mais la façon de la monter change du tout au tout selon votre situation. La semaine dernière encore, un couple de concubins est venu me voir persuadé de devoir se marier pour « sécuriser » leur maison. En réalité, une SCI bien rédigée protégeait bien mieux le survivant. Je vais vous montrer, cas par cas, comment structurer votre SCI de couple sans faux pas.

L'essentiel en 30 secondes
  • Une SCI exige 2 associés minimum (article 1832 du Code civil) : à deux, la condition est remplie d’office.
  • Mariés : le régime matrimonial commande tout. Un apport de biens communs ouvre au conjoint un droit à revendiquer la moitié des parts (art. 1832-2 C. civ.).
  • Pacsés : patrimoines séparés par défaut depuis 2007, donc chacun garde ses parts, sauf option pour l’indivision.
  • Concubins : c’est le cas où la SCI est la plus utile, grâce au démembrement croisé et aux clauses qui protègent le survivant, sinon taxé jusqu’à 60 %.
  • Comptez un plancher d’environ 310 € TTC de frais obligatoires (annonce légale + greffe) pour immatriculer votre SCI en 2026.

Créer une SCI en couple : ce que dit vraiment la loi

Commençons par balayer une idée reçue. Beaucoup de couples croient qu’il faut un régime matrimonial particulier, ou un lien du sang, pour créer une société civile immobilière. C’est faux. La seule vraie condition, posée par l’article 1832 du Code civil, c’est d’être au moins deux personnes qui décident de mettre un bien en commun pour en partager les résultats. Un couple, quel qu’il soit, coche cette case sans effort.

La SCI est une personne morale, c’est-à-dire une entité distincte de vous, qui devient propriétaire du bien à votre place. Vous, vous détenez des parts sociales, des titres qui représentent votre quote-part dans la société. Cette bascule est la clé de tout : au lieu de posséder chacun une moitié indivise d’une maison, vous possédez chacun un paquet de parts, bien plus simple à répartir, à céder ou à transmettre. Si vous voulez comprendre en profondeur la logique générale, j’ai détaillé les vraies raisons de créer une SCI dans un article dédié.

Ce que la loi ne fait pas, en revanche, c’est adapter votre montage à votre couple. Ça, c’est le rôle des statuts, et c’est là que la situation conjugale entre en jeu.

Deux associés, oui, mais pas forcément à parts égales. Rien n’oblige un couple à détenir 50/50. Vous pouvez répartir les parts selon l’apport réel de chacun (60/40, 70/30), ce qui compte énormément si l’un finance davantage le bien. Une répartition qui ne reflète pas les apports peut être requalifiée en donation par l’administration fiscale. C’est un point que je cale toujours dès le premier rendez-vous.


Couple marié : le régime matrimonial commande tout

Quand vous êtes mariés, on ne peut pas raisonner sans regarder votre régime matrimonial, c’est-à-dire les règles qui organisent la propriété de vos biens pendant le mariage. Deux grandes familles cohabitent : la communauté (par défaut si vous n’avez pas fait de contrat) et la séparation de biens (sur contrat notarié).

Sous le régime de la communauté

Ici, la nuance est subtile mais lourde de conséquences. La loi permet aux deux époux d’être associés ensemble dans une même société, même en utilisant uniquement des biens communs pour leurs apports (article 1832-1 du Code civil). Bonne nouvelle : ce même texte précise que les avantages tirés d’un contrat de société entre époux ne peuvent pas être annulés comme des donations déguisées dès lors qu’ils sont réglés par acte authentique, donc rédigés par un notaire. C’est un argument fort pour faire authentifier vos statuts quand la situation le justifie.

Mais attention au piège du conjoint. Si l’un de vous apporte des biens communs (une somme d’argent du compte joint, par exemple) pour souscrire des parts, l’article 1832-2 du Code civil donne à l’autre conjoint un droit précieux : il peut revendiquer la qualité d’associé pour la moitié des parts souscrites, en notifiant son intention à la société. S’il le fait au moment de l’apport, l’agrément des associés vaut pour les deux. S’il le fait plus tard, les clauses d’agrément des statuts lui sont opposables. Et le texte est clair : l’apport de biens communs suppose que le conjoint en ait été averti, sous peine de la sanction de l’article 1427 (la possibilité de faire annuler l’acte).

1/2
Part des titres que le conjoint peut revendiquer en cas d'apport de biens communs
Article 1832-2 du Code civil, Légifrance

Dans mon accompagnement, je traite systématiquement cette question dans les statuts : soit le conjoint intervient à l’acte pour clarifier qui est associé, soit il renonce expressément, soit on prévoit l’entrée des deux. Ne rien décider, c’est laisser une bombe à retardement dans la société.

Sous la séparation de biens

Là, tout est plus simple. Chaque époux garde ses biens propres. Celui qui apporte des fonds personnels reçoit ses parts et en reste seul propriétaire. La SCI devient d’ailleurs un excellent outil pour acheter ensemble de façon souple, chacun à hauteur de son apport, tout en gardant une frontière nette entre les patrimoines. C’est fréquent quand l’un des deux a un patrimoine plus important, ou une activité qui l’expose à des risques professionnels.

Un mot sur l’appellation « familiale » : entre époux, vous relevez bien du lien d’alliance, donc votre SCI peut être qualifiée de SCI familiale, avec ses avantages de transmission. Si ce volet vous intéresse, lisez le guide complet de la SCI familiale et le détail de ses avantages patrimoniaux.


Couple pacsé : des patrimoines séparés par défaut

Le PACS a beaucoup évolué. Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2007, les partenaires sont soumis, sauf mention contraire, au régime de la séparation des patrimoines. Autrement dit, chacun reste propriétaire de ce qu’il acquiert, y compris ses parts de SCI. C’est net et lisible.

Vous pouvez toutefois choisir, dans votre convention de PACS, le régime de l’indivision des acquêts : dans ce cas, ce que vous achetez pendant le PACS est réputé indivis par moitié. Il faut alors en tenir compte au moment de fixer qui détient quoi dans la société. Je vérifie toujours la convention de PACS avant de figer la répartition des parts, parce qu’un couple sur trois ignore le régime qu’il a réellement signé.

Pacsés : votre SCI n’est pas « familiale » au sens fiscal. La qualification de SCI familiale suppose un lien de parenté ou d’alliance. Or les partenaires de PACS ne sont, entre eux, ni parents ni alliés au sens du droit. Une SCI constituée uniquement entre deux pacsés fonctionne parfaitement, mais elle ne bénéficie pas du statut « familial » (baux de 3 ans réservés, certaines souplesses). Ça ne remet pas en cause l’intérêt du montage, ça change juste certaines règles.

Sur le plan de la protection, le PACS offre déjà un vrai atout par rapport au concubinage : le partenaire survivant est exonéré de droits de succession. Mais encore faut-il qu’il hérite, ce qui suppose un testament, car le partenaire pacsé n’est pas héritier légal. La SCI vient précisément organiser ce qui se passe pour les parts au décès, et c’est là qu’elle prend tout son sens.


Concubins : le cas où la SCI est la plus utile

Si vous vivez en concubinage, écoutez bien, car c’est votre configuration qui justifie le plus une SCI. Aux yeux de la loi, deux concubins sont des étrangers l’un pour l’autre. Pas de régime matrimonial, pas de vocation successorale, aucune protection automatique. Si vous achetez une maison en indivision et que l’un décède, le survivant se retrouve co-indivisaire avec les héritiers du défunt (souvent ses enfants d’une autre union, ou ses parents), qui peuvent réclamer le partage et donc la vente du bien. C’est le drame que je vois le plus souvent.

Et fiscalement, c’est brutal. Entre concubins, une transmission par décès ou par donation est taxée au taux applicable entre personnes non parentes, soit jusqu’à 60 % après un abattement très faible (barème des droits de succession, service-public.fr). Le survivant peut littéralement devoir payer plus de la moitié de la valeur pour récupérer « sa » maison.

60 %
Taux de droits de succession entre concubins, faute d'organisation
Article 777 du CGI, service-public.fr

La protection du survivant par le démembrement croisé

Voici le montage que je mets en place le plus souvent pour les concubins. On sépare la propriété des parts en deux : l’usufruit (le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les fruits) et la nue-propriété (le droit de disposer du bien). Puis on croise :

  • Monsieur détient l’usufruit sur les parts de Madame, et la nue-propriété sur les siennes.
  • Madame détient l’usufruit sur les parts de Monsieur, et la nue-propriété sur les siennes.

Au décès du premier, son usufruit s’éteint et le survivant, déjà nu-propriétaire de ses propres parts, récupère l’usufruit sur celles du défunt. Il peut ainsi continuer à habiter ou à percevoir les loyers sans droits de succession sur l’usufruit éteint. C’est une mécanique puissante, mais technique, que je détaille dans mon article sur le démembrement usufruit / nue-propriété. Mal rédigée, elle peut être requalifiée : elle exige des statuts sur-mesure, jamais un modèle téléchargé.

Les clauses qui verrouillent l’entrée des héritiers

Deux clauses sont indispensables dans une SCI de concubins :

  • La clause d’agrément, qui soumet toute arrivée d’un nouvel associé (par cession ou par héritage) à l’accord des associés en place. C’est le filtre qui empêche les enfants du défunt d’entrer de force dans la société. J’y consacre un article entier : la clause d’agrément en SCI.
  • La clause de préemption (ou de rachat), qui permet au survivant de racheter en priorité les parts revenant aux héritiers, à un prix fixé d’avance, pour redevenir seul maître du bien.

Bien combinées, ces clauses transforment une situation subie en situation choisie. C’est toute la logique que je développe dans le guide de protection du patrimoine par la SCI familiale, transposable aux concubins.

Pensez aussi à vos enfants. Si l’un de vous a des enfants d’une première union, une SCI permet d’organiser sereinement leur place, y compris quand ils sont mineurs. Le sujet est spécifique : je l’aborde dans mon article sur la SCI avec un enfant mineur. C’est souvent ce qui débloque une discussion de couple restée en suspens.


Les étapes concrètes pour créer votre SCI à deux

La création est aujourd’hui dématérialisée et suit le même chemin, quel que soit votre statut de couple. Voici la feuille de route que je déroule avec mes clients.

1

Rédiger les statuts sur-mesure

Objet social, répartition des parts, pouvoirs du gérant, clauses d’agrément et de préemption, éventuel démembrement croisé. C’est 80 % du travail utile.

2

Constituer et déposer le capital

Aucun capital minimum. Les apports (numéraire ou bien immobilier) sont déposés au nom de la SCI en formation.

3

Publier l’annonce légale

Un avis de constitution dans un journal habilité du département du siège social.

4

Déposer le dossier sur le guichet unique

Statuts signés, attestation de parution, pièces d’identité, déclaration des bénéficiaires effectifs, sur formalites.entreprises.gouv.fr (INPI).

5

Recevoir l’extrait Kbis

La preuve d’existence de votre SCI, après validation par le greffe.

Le point qui fait toute la différence, c’est l’étape 1. Un couple qui télécharge des statuts types passe à côté de la répartition des parts adaptée à ses apports, du démembrement croisé, des clauses de protection. Résultat : une coquille valable sur le papier, mais qui ne protège personne. Si votre projet inclut de la location meublée, la question du bon statut se pose aussi : notre guide SCI ou SARL de famille vous aide à trancher avant de rédiger les statuts. Pour un panorama général des démarches et des coûts, vous pouvez aussi consulter mon guide sur les étapes et coûts de création d’une SCI.

Si vous apportez directement un bien immobilier au capital (et non de l’argent pour l’acheter ensuite), l’intervention d’un notaire pour un acte authentique devient obligatoire. C’est fréquent quand un couple veut loger sa résidence principale dans une SCI ou mettre sa maison en SCI : là, on ne s’improvise pas.


IR ou IS : la fiscalité de base de votre SCI de couple

Par défaut, une SCI est transparente : elle relève de l’impôt sur le revenu (IR). Chaque associé déclare sa quote-part de résultat (loyers moins charges) dans sa propre déclaration, en revenus fonciers, même si l’argent reste dans la société. Simple, mais l’imposition peut grimper vite si vous êtes dans une tranche marginale élevée, avec en plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers.

Vous pouvez aussi opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). La société paie alors elle-même l’impôt : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %. L’IS permet d’amortir le bien (déduire chaque année une fraction de sa valeur), ce qui écrase le résultat imposable, mais il complique la sortie : les sommes que vous vous versez sont des dividendes, taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026. Et surtout, l’option est irrévocable au bout de cinq ans.

SCI de couple : IR ou IS, les grandes différences 2026

CritèreSCI à l’IR (par défaut)SCI à l’IS (sur option)
Qui paie l’impôtChaque associé, sur sa quote-partLa société elle-même
TauxBarème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %
Amortissement du bienImpossiblePossible
Sortie des bénéficesDéjà imposée, disponibleDividendes taxés à 31,4 % (PFU)
Plus-value à la reventeRégime des particuliers, exonération progressivePlus-value professionnelle, calculée après amortissements
RéversibilitéSans objetIrrévocable après 5 ans

Le choix dépend de votre projet : location nue pour se constituer un patrimoine tranquille, ou stratégie de réinvestissement. Je consacre un guide entier à cet arbitrage, SCI à l’IR ou à l’IS, parce que c’est la décision qui vous suivra le plus longtemps.

La revente à l’IR reste avantageuse. Une SCI à l’IR relève du régime des plus-values immobilières des particuliers, imposé à 36,2 % (19 % + 17,2 %), mais avec des abattements pour durée de détention menant à l’exonération totale au bout de 22 ans (impôt) et 30 ans (prélèvements sociaux). À l’IS, aucun abattement de ce type : la plus-value se calcule sur la valeur nette après amortissements, souvent bien plus lourde à la sortie.


Combien coûte la création d’une SCI en couple en 2026 ?

Deux postes de frais sont obligatoires, quel que soit votre mode d’accompagnement :

  • La publication de l’annonce légale de constitution : un forfait de 191 € HT en 2026 en métropole (229,20 € TTC), fixé par l’arrêté du 19 novembre 2025.
  • Les frais d’immatriculation au greffe via le guichet unique : environ 60 € pour l’immatriculation avec dépôt d’actes, plus une vingtaine d’euros pour la déclaration des bénéficiaires effectifs.
≈ 310 €
Plancher de frais obligatoires pour immatriculer une SCI en 2026
Arrêté du 19 novembre 2025 + tarifs INPI, formalites.entreprises.gouv.fr

Reste la question de la rédaction des statuts, là où les écarts sont énormes. Voici comment se situe un accompagnement selon la formule choisie.

FormuleBudget indicatifCe que vous obtenez
Plateformes automatisées99 à 399 € + fraisStatuts générés par formulaire, aucune adaptation à votre couple
Jurixaà partir de 500 € + frais (~200 €)Statuts sur-mesure, répartition des parts, clauses et démembrement adaptés à votre situation
Expert-comptable ou avocat1 000 à 3 000 €Accompagnement complet, honoraires plus élevés

La différence n’est pas cosmétique. Une SCI de couple mal calibrée, ce sont des parts mal réparties, un démembrement absent, une clause d’agrément oubliée. Chez Jurixa, je prends en charge la totalité de la rédaction en partant de votre situation conjugale réelle, pas d’un modèle. Vous pouvez me contacter directement pour en parler.


Les erreurs que je vois le plus souvent

Après quinze ans à structurer ce genre de dossiers, certaines fautes reviennent presque à chaque fois chez les couples.

La première, c’est de partir de statuts types. Ils ignorent le régime matrimonial, ne prévoient ni démembrement croisé ni clause de préemption. Pour un couple marié sous communauté, ils oublient carrément la question de la revendication du conjoint prévue par l’article 1832-2. C’est la fausse économie par excellence.

La deuxième, c’est d’oublier la transmission. Beaucoup de couples pensent « achat » et jamais « et après ». Or c’est précisément au décès ou à la séparation que la SCI prouve son utilité, à condition d’avoir été pensée pour ça dès le premier jour.

La troisième, c’est de répartir les parts au hasard, souvent en 50/50 par réflexe, sans lien avec les apports réels. Cette approximation peut être requalifiée en donation, avec un redressement à la clé. C’est facile à éviter en amont, très pénible à corriger après.

Une SCI reste une vraie création d’entreprise : une personne morale à immatriculer, avec des obligations. Bien accompagné, ça se fait vite et bien. C’est exactement ce que je propose avec un service de création SCI pensé pour les couples, quel que soit votre statut.


Questions fréquentes

Faut-il être marié pour créer une SCI à deux ?

Non. La seule condition légale est d’être au moins deux associés. Mariés, pacsés ou concubins, vous pouvez créer une SCI ensemble. Votre statut ne conditionne pas la création, il conditionne la façon de rédiger les statuts et d’organiser la protection de chacun.

Un couple de concubins peut-il créer une SCI familiale ?

La structure de SCI leur est parfaitement ouverte, mais elle ne sera pas « familiale » au sens strict, car les concubins n’ont entre eux ni lien de parenté ni d’alliance. Ce n’est pas un problème : les clauses d’agrément, de préemption et le démembrement croisé remplacent avantageusement ce statut pour protéger le survivant.

Que devient la SCI en cas de séparation ?

Tout dépend de vos statuts. C’est justement leur intérêt : au lieu de subir une indivision bloquée, vous appliquez les règles prévues à l’avance (rachat des parts par l’un, cession encadrée, agrément d’un repreneur). Une clause de sortie bien rédigée évite un contentieux long et coûteux.

Le conjoint marié doit-il donner son accord pour l’apport ?

Si l’apport est financé par des biens communs, oui : le conjoint doit en être averti, et l’article 1832-2 du Code civil lui reconnaît le droit de revendiquer la moitié des parts souscrites. On règle ce point dans l’acte de constitution pour éviter toute contestation future.

Combien de temps faut-il pour créer la SCI ?

Une fois les statuts finalisés, comptez généralement 1 à 3 semaines pour l’immatriculation si le dossier est complet. L’étape la plus longue reste la réflexion sur les statuts, celle qu’il ne faut surtout pas bâcler.


Créer une SCI en couple, ce n’est pas remplir un formulaire de plus. C’est décider, à deux et à froid, qui possède quoi, qui décide, et ce qu’il advient si l’un part ou disparaît. Mariés, la question tourne autour du régime matrimonial. Pacsés, autour de la convention et du testament. Concubins, autour de la protection du survivant, et là, une SCI bien pensée fait des merveilles.

C’est un travail de précision, et c’est exactement celui que j’aime faire : partir de votre histoire, pas d’un modèle. Si vous voulez en discuter concrètement, parlons de votre projet, on posera les bonnes bases dès le départ.

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Sandrine Chiorozas, experte en création d'entreprise

Sandrine Chiorozas

Experte en création d’entreprise — 15 ans d'expérience

Double compétence en droit des affaires et droit notarial, Sandrine accompagne les entrepreneurs dans toutes les étapes de la vie de leur société. Chaque article est rédigé avec rigueur et vérifié auprès des sources officielles.

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