Création d'entreprise
Gestion & contrats
Conseil & protection
Outils
Tarifs Expertise
Créer mon entreprise Demander un devis
Statuts juridiques

Capital minimum SARL 2026 : 1 € légal mais combien vraiment ?

Sandrine Chiorozas · · 11 min de lecture
JURIXA.FR
SARL · capital social 2026
1 euro légal,
mais combien vraiment ?
Le vrai calcul avant de signer vos statuts.
1 €
Capital minimum légal SARL
art. L223-2 C. com.
20 %
Libération minimum à la création
art. L223-7 C. com.
4 250 €
IS supplémentaire si taux réduit bloqué
art. 219 I b CGI
SARL à 1 € vs SARL bien capitalisée
SARL à 1 €
  • Légal, mais risqué
  • Prêt bancaire refusé
  • IS réduit 15 % bloqué
SARL bien capitalisée
  • Crédibilité bancaire préservée
  • Accès au taux IS 15 %
  • Capitaux propres solides
JURIXA
Experte en création d’entreprise
Quel capital pour votre SARL ?
Je calcule avec Sandrine →
jurixa.fr

Le capital minimum d’une SARL est 1 euro. L’article L223-2 du Code de commerce le pose sans ambiguïté : « Le montant du capital de la société est fixé par les statuts. Il est divisé en parts sociales égales. » Aucun plancher, aucun montant imposé. Depuis la loi Dutreil du 1er août 2003, qui a supprimé l’ancien seuil historique de 7 500 euros, vous fixez librement la somme inscrite dans vos statuts.

Dans mon accompagnement, cette liberté génère pourtant plus de questions que de certitudes. La semaine dernière encore, un futur gérant voulait créer sa SARL avec 500 euros. Son dossier était sérieux, son activité prometteuse. Mais il n’avait pas mesuré les conséquences d’un capital sous-calibré sur son accès au crédit, sur son taux d’imposition, et sur la crédibilité de la société auprès de ses futurs partenaires. Experte en création d’entreprise et experte en création d’entreprise, je rédige des statuts de SARL depuis 15 ans. Et le capital social, c’est la décision qui engage votre société le plus durablement.

Voici tout ce que vous devez comprendre : les règles légales exactes, les pièges du capital symbolique, et les repères concrets pour choisir un montant qui serve vraiment votre projet.

1 €
Capital minimum légal d'une SARL en 2026
art. L223-2 Code de commerce
À retenir avant de lire
  • Le capital minimum légal d’une SARL est 1 euro depuis la loi Dutreil de 2003 (art. L223-2 C. com.)
  • À la création, les associés libèrent au moins 20 % des apports en numéraire, le solde dans les 5 ans (art. L223-7 C. com.)
  • Un capital non intégralement libéré bloque l’accès au taux IS réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice (art. 219 I b CGI)
  • Les apports en nature nécessitent un commissaire aux apports, sauf si aucun apport ne dépasse 30 000 € et si le total reste sous la moitié du capital (art. L223-9 + D223-6-1 C. com.)
  • La SARL diffère de la SAS sur la libération : 1/5 minimum pour la SARL contre 1/2 pour la SAS

Ce que dit vraiment l’article L223-2 : liberté totale, cadre précis

La formule est courte. « Le montant du capital de la société est fixé par les statuts. » C’est tout. Pas de plancher, pas de plafond, aucun minimum imposé par la loi. Un euro, dix euros, cent mille euros : vous choisissez, en accord avec vos co-associés, et c’est inscrit dans les statuts que vous signez.

Mais cette liberté s’accompagne d’une exigence fondamentale : les parts sociales doivent être souscrites en totalité lors de la constitution. Tous les associés s’engagent sur leur montant d’apport dès la signature des statuts. Souscrire et libérer ne sont pas synonymes, on y revient dans la section suivante, mais l’engagement, lui, est immédiat et irrévocable.

La loi Dutreil du 1er août 2003 a aboli l’ancien seuil de 7 500 euros, dans l’objectif de faciliter la création d’entreprise et de supprimer une barrière jugée inutile. Sur le papier, c’est une avancée réelle. En pratique, cette liberté crée une confusion persistante : on confond ce que la loi autorise avec ce qui sert l’entreprise. Et ce n’est pas la même chose.

SARL et SAS : même liberté, libération différente. Les deux formes autorisent un capital à 1 €. Mais les règles de libération divergent nettement. Pour une création SARL, l’article L223-7 exige au minimum 1/5 (20 %) des apports en numéraire à la constitution. Pour une SAS, l’article L225-3 applicable via L227-1 impose 1/2 (50 %). La SARL offre donc plus de souplesse sur la mise de départ immédiate. Retrouvez la règle spécifique à la SAS dans notre article sur le capital minimum SAS.

Libération du capital SARL : les règles exactes de l’article L223-7

Souscrire et libérer, ce sont deux gestes distincts que l’on confond régulièrement. Souscrire, c’est s’engager à apporter une somme. Libérer, c’est la verser effectivement sur le compte de la société. La loi prévoit un échelonnement possible pour les apports en numéraire.

L’article L223-7 du Code de commerce pose trois règles sans ambiguïté :

  1. Les apports en nature (biens, matériel, fonds de commerce) doivent être libérés intégralement à la constitution. Aucun étalement possible.
  2. Les apports en numéraire (argent) doivent être libérés d’au moins un cinquième de leur montant lors de l’immatriculation.
  3. Le solde peut être libéré sur décision du gérant dans un délai maximum de cinq ans à compter de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
20 %
Part minimale des apports en numéraire libérée à la création d'une SARL
art. L223-7 Code de commerce

En pratique : un associé qui souscrit 10 000 euros d’apport en numéraire doit verser au moins 2 000 euros lors de la création. Les 8 000 euros restants peuvent être appelés par le gérant en une ou plusieurs fois jusqu’à l’anniversaire des cinq ans, selon les besoins de trésorerie de la société.

Un point que l’on oublie souvent : le capital doit être intégralement libéré avant toute souscription de nouvelles parts en numéraire, à peine de nullité. Si vous envisagez une augmentation de capital dans les prochaines années, ou si des investisseurs veulent entrer, vous devez d’abord avoir libéré l’intégralité du capital initial. C’est une contrainte à anticiper dès la rédaction des statuts.

Notre article sur la libération du capital social détaille le mécanisme complet : appels successifs, délais, formalités comptables et conséquences d’un retard.

Apports en nature : commissaire aux apports obligatoire ou facultatif ?

Si vous apportez des biens matériels à votre SARL, que ce soit un ordinateur, un véhicule, un stock ou un fonds de commerce, une règle de principe s’applique : ces apports doivent être évalués par un commissaire aux apports désigné à l’unanimité des futurs associés ou, à défaut, par une décision de justice.

Mais l’article L223-9 du Code de commerce prévoit une dispense, sous conditions cumulatives. Les associés peuvent décider à l’unanimité de ne pas désigner de commissaire si :

  • Aucun apport en nature individuel ne dépasse 30 000 euros (seuil fixé par l’article D223-6-1 du Code de commerce),
  • L’ensemble des apports en nature non soumis à évaluation ne représente pas plus de la moitié du capital social.

Ces deux conditions doivent être réunies simultanément. Si l’une fait défaut, le commissaire aux apports est obligatoire.

Ne pas confondre avec la règle applicable à la SAS. Les conditions de dispense de commissaire aux apports diffèrent selon la forme sociale. La règle de l’article L223-9 est propre à la SARL. Pour une SAS, d’autres dispositions s’appliquent. Si vous hésitez entre les deux formes, une consultation personnalisée s’impose avant de choisir.

Quand la dispense s’applique, les associés évaluent eux-mêmes les biens dans les statuts. Mais le risque est réel : si cette évaluation est contestée, les associés restent solidairement responsables pendant cinq ans à l’égard des tiers pour la valeur attribuée. Économiser les honoraires d’un commissaire vaut rarement ce risque quand le bien est significatif.

Dans mon accompagnement, je recommande systématiquement de recourir à un commissaire dès que la valeur de l’apport en nature est importante pour l’équilibre de la société. C’est une sécurité pour tous les associés, pas seulement une formalité.

Pourquoi 1 euro reste une fausse bonne idée : quatre risques concrets

Le capital symbolique semble séduisant au moment de la création, quand chaque euro compte. Mais c’est souvent le choix de confort qui se paye le plus cher ensuite. Voici les quatre conséquences que je vois le plus fréquemment.

La crédibilité bancaire, le premier frein

Votre capital social figure sur votre extrait Kbis, vos statuts, vos devis et vos factures. C’est le premier chiffre qu’un banquier, un bailleur ou un grand compte lit quand il évalue votre solidité financière. Un capital de 1 ou 100 euros dit une chose claire : les associés n’ont rien investi dans le projet.

Quand vous demanderez un prêt professionnel pour financer votre croissance, la banque appliquera une règle quasi systématique : elle attend un apport personnel représentant environ 30 % du montant emprunté. Avec un capital dérisoire, vous ne tenez pas ce ratio. Résultat : crédit refusé, ou conditionnement à une caution personnelle bien plus lourde. Le site officiel Bpifrance Création le formule sans détour : un capital insuffisant peut bloquer l’accès au financement et nuire directement à votre crédibilité bancaire.

Le taux réduit IS à 15 % est conditionné au capital libéré

C’est le piège fiscal que la plupart des guides sur le capital minimum ne mentionnent pas. L’article 219 I b du CGI prévoit que les PME éligibles bénéficient du taux d’IS réduit à 15 % sur les premiers 42 500 euros de bénéfice (contre 25 % en taux normal). Les conditions d’accès : chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros, capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques… et capital entièrement libéré.

Un capital partiellement libéré vous exclut automatiquement de ce taux. Si vous avez souscrit 10 000 euros et n’en avez versé que 2 000 à la création, vous ne pouvez pas prétendre à ces 15 % tant que les 8 000 euros restants n’ont pas été appelés. Sur 42 500 euros de bénéfice, la différence entre 15 % et 25 % représente exactement 4 250 euros d’IS supplémentaire par exercice.

4 250 €
IS supplémentaire par an si le taux réduit 15 % est bloqué (sur 42 500 € de bénéfice)
Calcul Jurixa, art. 219 I b CGI, IS 25 % vs 15 %

La perte de moitié du capital : une procédure contraignante

C’est l’un des mécanismes les moins connus, et pourtant l’un des plus sévères. L’article L223-42 du Code de commerce prévoit que si les capitaux propres de la SARL deviennent inférieurs à la moitié de son capital social, les associés doivent se réunir dans les quatre mois suivant l’approbation des comptes pour se prononcer sur une éventuelle dissolution anticipée ou une reconstitution des capitaux propres.

Si votre capital est de 1 euro, il suffit que les capitaux propres soient négatifs d’un seul centime pour déclencher cette procédure. Avec un capital de 10 000 euros, le seuil se trouve à 5 000 euros de capitaux propres. Plus votre capital initial est solide, plus vous avez de marge avant d’atteindre ce mécanisme d’urgence.

Notre article sur la perte de moitié du capital social explique en détail cette procédure, et notre article sur les capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social décrit les options concrètes pour régulariser la situation.

La fragilité dans les négociations commerciales

Au-delà du financement bancaire, un capital trop faible complique aussi les négociations avec les fournisseurs qui accordent des délais de paiement, les bailleurs commerciaux qui demandent des garanties de loyer, ou les clients institutionnels qui vérifient la solvabilité de leurs prestataires. Ce n’est pas une règle écrite quelque part. Mais c’est une réalité quotidienne des premières années d’activité.

Mon repère pratique. Dans mon accompagnement, je calcule le capital minimum en additionnant les charges fixes des trois premiers mois d’activité (loyer, charges sociales du gérant, frais de fonctionnement) et les investissements initiaux incontournables. C’est ce que la société doit tenir sans aucun chiffre d’affaires. Ce qui dépasse peut être financé par un emprunt ou un apport en compte courant d’associé, qui reste remboursable. Ce calcul simple évite à la fois le capital symbolique et le capital gonflé artificiellement.

Combien prévoir selon votre secteur d’activité ?

Il n’existe pas de montant universel, mais des repères solides selon la nature de l’activité. Voici les fourchettes que j’observe dans mon accompagnement :

Capital SARL recommandé par secteur d'activité

SecteurFourchette recommandéePrincipales raisons
Services intellectuels (conseil, IT, formation)1 000 € à 5 000 €Peu d’investissement initial, trésorerie de démarrage limitée
Artisanat, BTP5 000 € à 15 000 €Outillage, matériaux, délais de paiement clients parfois longs
Commerce, distribution10 000 € à 30 000 €Financement du stock initial, paiement des fournisseurs avant vente
Restauration, hôtellerie20 000 € à 50 000 €Investissements lourds, trésorerie de lancement conséquente
Secteurs réglementés (agence immobilière, agence de voyages)Variable selon garanties professionnellesCertains secteurs imposent des garanties financières spécifiques

Ces fourchettes ne sont pas des minimums légaux, elles n’ont aucun caractère obligatoire. Ce sont des ordres de grandeur crédibles pour tenir la route face à une banque et couvrir le démarrage réel de l’activité. Pour un projet atypique ou un secteur très spécifique, une analyse au cas par cas s’impose.

Et si vous hésitez encore sur la forme sociale, notre article sur les avantages et inconvénients de la SARL vous aidera à confirmer que la SARL est bien la structure qui correspond à votre situation avant de fixer votre capital. Si vous venez d’une micro-entreprise et que vous n’avez pas encore tranché entre micro et SARL, le guide Micro-entreprise ou SARL pose les critères de charges et de fiscalité qui orientent ce choix. Pour une comparaison directe entre la SARL et la SASU, qui sont les deux formes unipersonnelles les plus courantes, consultez mon comparatif SASU ou SARL. Et si vous démarrez seul en EURL avec l’idée d’ouvrir le capital plus tard, mon guide EURL ou SARL vous aidera à calibrer le capital dès la création en fonction de votre trajectoire.

Capital fixe ou variable, dépôt des fonds : ce qu’il faut savoir

Capital fixe ou variable ?

Par défaut, le capital d’une SARL est fixe. Il est inscrit dans les statuts et toute modification, qu’il s’agisse d’une augmentation ou d’une réduction, nécessite une décision collective des associés et une mise à jour formelle des statuts. Notre article sur l’augmentation de capital en SARL détaille cette procédure en pratique.

La SARL peut aussi opter pour un capital variable, à condition de le prévoir explicitement dans les statuts. Ce mécanisme permet d’apporter et de retirer des fonds dans une fourchette définie (entre un capital plancher et un capital plafond) sans formalité statutaire à chaque opération. C’est plus souple, mais aussi plus complexe à gérer. Dans la pratique, le capital variable convient surtout aux structures dont la composition en associés est amenée à fluctuer régulièrement. Pour une SARL classique à deux ou trois associés stables, le capital fixe est la norme recommandée. Notre article général sur le capital social d’entreprise compare ces deux mécanismes toutes formes sociales confondues.

Le dépôt des fonds à la création

Une fois les statuts signés, les associés déposent le capital libéré sur un compte ouvert au nom de la future société. Ce compte est bloqué jusqu’à l’immatriculation. La banque (ou le notaire, ou la Caisse des Dépôts et Consignations) remet alors une attestation de dépôt, document obligatoire pour l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.

Après réception du Kbis par la banque, les fonds sont débloqués et disponibles pour la société. À ce stade, la société peut payer ses premières factures : frais d’annonce légale (environ 150 à 200 euros selon le département), frais de greffe, premier loyer si nécessaire.

Notre article sur le dépôt de capital lors de la création d’une société explique chaque étape pratique de ce processus, avec les délais réels et les pièges à éviter.

Le coût complet de la création de votre SARL

Le capital social n’est pas une dépense : c’est une ressource que vous injectez dans votre propre société. Il vient financer ses premiers besoins. En revanche, les frais de constitution, eux, sont bien des coûts définitifs. Il faut les anticiper.

Frais habituels en 2026 : annonce légale (150 à 250 euros selon le département), frais de greffe et d’immatriculation (environ 70 à 130 euros), et éventuellement les honoraires pour la rédaction des statuts. Nos articles sur les charges d’une SARL et sur les statuts SARL : modèle et exemple complet vous donnent une vision complète des coûts de démarrage et du contenu que doivent couvrir vos statuts.

Créer sa SARL : quelle solution, pour quel prix ?

SolutionTarif indicatifCe que vous obtenez concrètement
Plateformes automatisées (LegalTech)99 € à 399 €Modèle de statuts standard, formulaires en ligne, autonomie totale
Jurixa (Sandrine Chiorozas)à partir de 500 € + frais ~200 €Statuts sur-mesure rédigés par une experte en création d’entreprise, accompagnement personnalisé, clauses adaptées à votre situation
Expert-comptable / avocat1 000 € à 3 000 €Accompagnement complet, mission fiscale ou défense incluse selon les cas

La différence entre Jurixa et une plateforme ne se joue pas sur le prix des statuts, mais sur ce que les statuts couvrent réellement. Répartition des bénéfices entre associés, clauses de sortie d’associé, règles de cession de parts sociales, conditions d’appel du capital non libéré : des clauses mal rédigées peuvent coûter bien plus que 500 euros au premier désaccord entre associés.

Questions fréquentes

Le capital minimum d’une SARL est-il vraiment de 1 € en 2026 ?

Oui, sans restriction d’aucune sorte. L’article L223-2 du Code de commerce dispose que le montant est librement fixé par les statuts. La loi Dutreil du 1er août 2003 a définitivement supprimé l’ancien minimum de 7 500 euros. Mais rappelons-le : légal ne signifie pas conseillé. Un capital de 1 euro vous expose à des refus de financement, à l’exclusion du taux IS réduit et à des difficultés commerciales.

En quoi la SARL diffère-t-elle de la SAS sur la libération du capital ?

La différence est significative. Pour une SARL, l’article L223-7 exige la libération d’au moins 1/5 (20 %) des apports en numéraire à la constitution. Pour une SAS, l’article L225-3 applicable via L227-1 impose 1/2 (50 %). La SARL est donc plus souple sur la mise de départ immédiate. En revanche, les deux formes exigent la libération intégrale des apports en nature dès la constitution. Retrouvez la comparaison complète dans notre article sur le capital minimum SAS.

Un capital non intégralement libéré a-t-il des conséquences fiscales ?

Oui, directement. Tant que le capital n’est pas entièrement libéré, la SARL ne peut pas bénéficier du taux réduit d’IS à 15 % sur les premiers 42 500 euros de bénéfice. Elle paie 25 % sur toute la tranche, soit potentiellement 4 250 euros d’IS supplémentaire par exercice. C’est une condition posée explicitement à l’article 219 I b du CGI. La solution est simple : appeler le capital non libéré dès que la trésorerie le permet.

Faut-il toujours un commissaire aux apports pour les apports en nature en SARL ?

Pas toujours. L’article L223-9 prévoit une dispense si les associés sont unanimes, si aucun apport en nature individuel ne dépasse 30 000 euros (seuil fixé par l’article D223-6-1 du Code de commerce), et si le total des apports en nature ne représente pas plus de la moitié du capital. Hors de ces conditions précises, le commissaire aux apports est obligatoire et la dispense n’est pas possible. En cas de doute, il vaut mieux maintenir la désignation d’un commissaire pour sécuriser la valorisation.

Peut-on augmenter le capital d’une SARL après la création ?

Oui, à tout moment, par décision collective des associés et modification des statuts. Mais une contrainte s’impose : la loi interdit toute augmentation de capital en numéraire si le capital existant n’est pas intégralement libéré. Si des apports appelés mais non versés subsistent, il faut d’abord les recouvrer avant de chercher de nouveaux fonds. Notre article sur l’augmentation de capital en SARL détaille toutes les modalités pratiques, y compris l’augmentation par incorporation de réserves.

Le capital, premier engagement d’une SARL qui dure

Un euro légal, personne ne le conteste. Mais le capital social d’une création SARL, c’est aussi votre signature au bas d’un projet. Banquiers, fournisseurs, partenaires, futurs salariés : tous le lisent comme un indicateur de ce que vous êtes prêt à investir dans votre propre entreprise.

Dans mon accompagnement, je guide systématiquement les créateurs vers un calcul du besoin réel sur les trois à six premiers mois, puis vers l’inscription de ce montant dans les statuts, même s’il semble modeste. Mieux vaut un capital de 5 000 euros intégralement libéré qu’un capital de 50 000 euros partiellement versé. Le taux réduit IS 15 %, lui, ne regarde pas le montant nominal mais la libération effective. C’est le détail que l’on découvre parfois trop tard.

Et si des questions subsistent sur le montant à inscrire, les apports en nature, les clauses de cession de parts entre associés ou la répartition des bénéfices : contactez-moi directement. Je rédige les statuts sur-mesure, avec le capital qui correspond à votre activité réelle, et pas à une case à cocher. Si votre arbitrage porte encore sur le choix entre SARL et SAS, notamment sur les règles de libération du capital, mon guide SARL ou SAS compare les deux formes sur tous les critères pratiques.

Cet article vous a été utile ?

Aidez-nous à nous faire connaître en le partageant à votre communauté 🙏

LinkedInXFacebook
Sandrine Chiorozas, experte en création d'entreprise

Sandrine Chiorozas

Experte en création d’entreprise — 15 ans d'expérience

Double compétence en droit des affaires et droit notarial, Sandrine accompagne les entrepreneurs dans toutes les étapes de la vie de leur société. Chaque article est rédigé avec rigueur et vérifié auprès des sources officielles.

Contenu vérifié en juillet 2026 Legifrance Service-public.fr Infogreffe

Besoin d'un accompagnement expert ?

Échangez gratuitement avec Sandrine pour votre projet d'entreprise.

Ce site utilise des traceurs de mesure d'audience pour comprendre votre navigation et améliorer votre expérience. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires. En savoir plus.