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Transformer une SAS en SARL : procédure complète 2026

Sandrine Chiorozas · · 12 min de lecture
transformer une SAS en SARL

Transformer une SAS en SARL est une opération qui ne crée pas de nouvelle personne morale : votre société conserve son SIREN, ses contrats, ses salariés et son ancienneté. C’est ce que pose explicitement l’article L210-6 du Code de commerce : « la transformation régulière d’une société n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle ». Concrètement, vous changez d’enveloppe sans changer de société.

Ce sujet revient très souvent dans mon accompagnement, et il y a presque toujours la même motivation derrière : le dirigeant a créé une SAS parce que c’est la forme « par défaut » que vendent les plateformes, et il découvre deux ou trois ans plus tard que le régime assimilé salarié du président lui coûte 20 000 à 25 000 € de cotisations annuelles de plus que le régime TNS d’un gérant majoritaire de SARL. Mon objectif ici : vous expliquer quand et pourquoi cette transformation se justifie, comment elle se déroule concrètement, et quels sont les points qui peuvent bloquer ou surprendre.

Pourquoi passer d’une SAS à une SARL ?

La raison numéro un est économique, et elle est très claire.

Le régime social du dirigeant est radicalement différent. Le président de SAS est assimilé salarié : il cotise au régime général de la Sécurité sociale, avec des charges qui représentent environ 70 à 80 % de sa rémunération nette, selon les tranches. Le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié (TNS), affilié à la Sécurité sociale des Indépendants (SSI) : ses cotisations représentent environ 40 à 45 % de sa rémunération nette (Urssaf.fr).

L’assiette des cotisations TNS est définie à l’article L131-6 du Code de la sécurité sociale, en vigueur depuis le 28 décembre 2023.

~20 000 €
Économie annuelle potentielle de cotisations pour un dirigeant passant de président SAS (assimilé salarié) à gérant majoritaire SARL (TNS) sur une rémunération de 60 000 € nets
Barèmes cotisations sociales 2026, PASS 48 060 € (arrêté du 22 décembre 2025)

Deuxième raison : la gouvernance. La SAS est une forme très souple, peut-être trop souple pour certaines situations. En SARL, les règles de majorité pour modifier les statuts sont fixées par la loi : les trois quarts des parts au minimum selon l’article L223-30 du Code de commerce. En SAS, c’est la liberté contractuelle totale, ce qui peut créer des blocages si les statuts ont été mal rédigés au départ (quorum introuvable, majorité impossible, clauses contradictoires). La SARL cadre davantage la gouvernance, ce que certains associés trouvent protecteur.

Troisième raison : le statut de conjoint collaborateur. Ce statut n’existe pas en SAS. En SARL, le conjoint qui participe régulièrement à l’activité sans être rémunéré peut bénéficier d’une couverture sociale et se constituer des droits à la retraite sous ce statut. Pour les structures familiales, c’est un vrai avantage.

La transformation SAS→SARL est souvent la bonne décision quand : (1) le dirigeant détient plus de 50 % du capital et se verse une rémunération significative, (2) la société n’a pas vocation à lever des fonds ou à faire entrer des investisseurs institutionnels (qui préfèrent la SAS pour sa souplesse), (3) la gouvernance doit être plus encadrée entre associés familiaux.

Ce que la transformation ne change pas

Avant de détailler la procédure, posons les invariants.

Le SIREN reste identique. Votre société ne change pas de numéro d’identification. Les factures en cours, les contrats clients, les baux commerciaux se poursuivent sans modification formelle. Vos salariés ne sont pas impactés.

La fiscalité de la société reste identique si vous étiez à l’IS en SAS. Les deux formes sont soumises par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS) au taux normal de 25 % (ou 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices pour les sociétés éligibles). La transformation est donc neutre fiscalement sur l’IS.

Les contrats en cours se poursuivent. Un bail commercial signé par la SAS est automatiquement repris par la SARL après transformation. Même chose pour les contrats fournisseurs, les prêts bancaires et les contrats d’assurance. Il est cependant recommandé d’informer vos partenaires bancaires et vos assureurs par courrier pour formaliser la continuité.

Les contrats de travail se maintiennent de plein droit en vertu de l’article L1224-1 du Code du travail, qui prévoit explicitement que la transformation de forme juridique emporte maintien de tous les contrats de travail en cours. Vos salariés n’ont pas à signer d’avenant.

La procédure de transformation étape par étape

La transformation d’une SAS en SARL est encadrée par le Code de commerce. Voici le déroulé complet.

Étape 1 : La décision collective des associés

La première question est : à quelle majorité ?

En SAS, les conditions de la transformation sont fixées par les statuts. C’est là que réside le premier piège : certains statuts prévoient l’unanimité, d’autres une majorité qualifiée. Il faut relire ses statuts attentivement avant toute chose.

En pratique, la transformation d’une SAS en SARL est souvent votée à l’unanimité des associés, d’abord parce que les statuts le prévoient fréquemment pour ce type de décision, ensuite parce qu’obtenir l’accord de tous évite tout recours ultérieur. Une décision prise dans les conditions prévues aux statuts suffit.

La décision est actée dans un procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire (AGE) qui doit mentionner :

  • la décision de transformer la SAS en SARL ;
  • la nomination du ou des gérants ;
  • l’adoption des nouveaux statuts SARL ;
  • la conversion des actions en parts sociales.

Il n’existe pas de commissaire à la transformation obligatoire pour une transformation SAS en SARL, contrairement à la transformation d’une SARL en société anonyme (qui requiert un rapport de commissaire aux comptes selon l’article L223-43 du Code de commerce). Si votre SAS a déjà un commissaire aux comptes nommé, il peut établir un rapport facultatif attestant que les capitaux propres sont au moins égaux au capital social, ce qui rassure les associés et les tiers.

Étape 2 : La refonte intégrale des statuts

Ce n’est pas une simple modification. Les statuts d’une SAS et d’une SARL obéissent à des logiques différentes :

  • Les actions de la SAS deviennent des parts sociales dans la SARL. Le capital social reste identique, mais l’unité de représentation change.
  • Les clauses d’agrément doivent être réécrites : en SARL, l’agrément pour la cession de parts à un tiers est encadré par la loi (articles L223-13 à L223-16 du Code de commerce), alors qu’en SAS il était libre. Vous ne pouvez pas simplement copier-coller les clauses SAS dans les statuts SARL.
  • Les clauses de gouvernance (comité stratégique, actions de préférence, droit de vote plural) propres à la SAS disparaissent : elles n’ont pas d’équivalent légal en SARL.
  • Le SIREN et l’objet social restent inchangés.

Dans mon accompagnement, c’est souvent là que se concentre l’essentiel du travail : réécrire les statuts SARL en partant de zéro tout en intégrant les contraintes de la situation (régime matrimonial du gérant, présence d’un conjoint, actionnariat familial, prévisions de cession future).

Étape 3 : La publication de l’annonce légale

Dès le PV d’AGE signé, vous avez un mois pour publier l’annonce légale de modification dans un journal d’annonces légales (JAL) habilité dans le département du siège social. L’annonce doit mentionner :

  • l’ancienne et la nouvelle forme sociale ;
  • la dénomination, le capital, l’adresse du siège ;
  • le SIREN et le greffe d’immatriculation ;
  • les noms et fonctions des nouveaux dirigeants (gérant(s)).

Le coût d’une annonce légale de modification varie entre 150 et 250 € selon le département et la longueur de l’annonce. Vous obtenez en retour une attestation de parution, indispensable pour le dépôt au guichet unique.

Étape 4 : Le dépôt au guichet unique INPI

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de modification s’effectuent sur procedures.inpi.fr. Le dossier de transformation comprend :

  • le procès-verbal d’AGE certifié conforme ;
  • les nouveaux statuts SARL signés ;
  • l’attestation de parution de l’annonce légale ;
  • la pièce d’identité du ou des gérants nommés.

Les frais de greffe pour une modification de forme sociale s’élèvent à environ 195 € (émoluments greffe + INPI + BODACC). Le greffe instruit le dossier en 3 à 10 jours ouvrés selon les périodes. Un nouvel extrait Kbis est ensuite édité, mentionnant la nouvelle forme SARL.

3 à 6 semaines
Délai moyen de la transformation SAS en SARL, du PV d'AGE à la réception du Kbis SARL
Pratique courante, délais greffe 2026

Le point sur les coûts réels en 2026

Coût d'une transformation SAS en SARL en 2026

PosteMontant
Annonce légale de modification150 à 250 €
Frais de greffe + INPI + BODACC~195 €
Accompagnement professionnel (rédaction statuts, PV, dossier)À partir de 500 € (Jurixa) / 800 à 2 500 € (avocat ou EC)
Total avec JurixaÀ partir de 845 €
Total avec avocat ou expert-comptable1 150 à 2 950 €

Chez Jurixa, je facture la transformation (rédaction des nouveaux statuts SARL sur-mesure, PV d’AGE, constitution et suivi du dossier guichet unique) à partir de 500 €. À cela s’ajoutent les frais incompressibles : annonce légale (~190 €) et greffe (~70 €). Contactez-moi directement si vous souhaitez qu’on évalue ensemble si la transformation se justifie économiquement pour votre situation.

Les conséquences sociales : la vraie raison de transformer

C’est le cœur du sujet. Pour un dirigeant qui détient plus de 50 % des parts de la SARL, le passage au statut TNS (travailleur non salarié) représente une économie significative sur les cotisations sociales.

StatutRégimeTaux de cotisationsProtection sociale
Président de SASAssimilé salarié (régime général)~75 à 80 % de la rémunération netteComplète, identique à un salarié (hors chômage)
Gérant majoritaire SARLTNS (Sécurité sociale des Indépendants)~40 à 45 % de la rémunération nettePartielle (indemnités journalières moindres, retraite moins favorable)
Gérant minoritaire ou égalitaire SARLAssimilé salarié (régime général)~75 à 80 % de la rémunération netteIdentique au président SAS

La bascule vers le régime TNS n’est avantageuse que si vous êtes gérant majoritaire (plus de 50 % du capital, seul ou avec votre conjoint et vos enfants mineurs non émancipés). Si vous devenez gérant minoritaire ou égalitaire, vous restez assimilé salarié, et vous n’économisez rien sur les cotisations. C’est un point que j’explique systématiquement à mes clients avant de s’engager dans la transformation : il faut valider la configuration capitalistique finale.

Un exemple concret. Un dirigeant qui se verse 60 000 € nets par an :

  • En SAS (assimilé salarié) : ~45 000 € de cotisations patronales + salariales
  • En SARL gérant majoritaire (TNS) : ~24 000 à 27 000 € de cotisations

L’économie peut dépasser 15 000 à 20 000 € par an. Sur 5 ans, la transformation se finance plusieurs fois.

Mais cette économie a un revers : la protection sociale est moins étendue. Les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie sont plus faibles pour un TNS que pour un assimilé salarié. La retraite complémentaire est moins favorable. Et surtout : pas de droit à l’allocation chômage (ARE) pour un gérant TNS, là où un président SAS assimilé salarié peut y prétendre sous certaines conditions s’il est mis en cause.

Pour compenser les lacunes de protection sociale du statut TNS, de nombreux gérants majoritaires de SARL souscrivent une mutuelle Madelin (remboursements santé) et une prévoyance Madelin (indemnités journalières, invalidité). Ces contrats sont déductibles du bénéfice imposable dans les limites prévues à l’article 154 bis du CGI. Le coût annuel d’une bonne couverture tourne autour de 2 000 à 5 000 €, à mettre en regard de l’économie de cotisations.

Conséquences sur les dividendes

En SAS, les dividendes versés à l’associé sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (flat tax 30 % ou barème sur option), sans cotisations sociales quel que soit le montant.

En SARL, les dividendes versés au gérant majoritaire subissent un traitement plus défavorable au-delà d’un certain seuil :

  • Jusqu’à 10 % du capital social augmenté des primes d’émission et des sommes versées en compte courant : prélèvements sociaux à 17,2 % (même régime que la SAS) ;
  • Au-delà de 10 % : les dividendes sont réintégrés dans l’assiette des cotisations TNS, ce qui peut représenter un taux d’imposition total de 45 % de cotisations + 30 % de flat tax.

Ce point mérite une attention particulière si votre stratégie de rémunération repose fortement sur les dividendes. Une SARL avec un capital social faible (1 € symbolique) et un compte courant d’associé important peut se retrouver avec une assiette de cotisations sur dividendes très élevée. Je recommande dans ce cas de revoir la structure du capital lors de la transformation.

Calendrier de distribution des dividendes en SAS ou SARL, à lire pour comprendre les contraintes temporelles de la distribution.

Points de vigilance spécifiques

Le sort des clauses statutaires SAS

Les statuts de SAS contiennent souvent des clauses qui n’ont pas d’équivalent en SARL et doivent être supprimées :

  • Actions de préférence : n’existent pas en SARL. Si votre SAS en a émis, leur conversion en parts sociales ordinaires doit être approuvée par les titulaires.
  • Clause d’inaliénabilité : techniquement possible en SARL mais très encadrée.
  • Droit de vote plural : impossible en SARL (une part = une voix, principe d’ordre public).
  • Comités (stratégique, d’audit) : clauses purement contractuelles en SAS, sans base légale en SARL. Elles disparaissent.

Le régime matrimonial du gérant

Si le gérant est marié sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts, les parts sociales acquises pendant le mariage avec des fonds communs appartiennent pour moitié au conjoint. Ce point impacte le calcul de la majorité (et donc la qualification de gérant majoritaire ou minoritaire). Dans mon accompagnement, je vérifie systématiquement le régime matrimonial avant de figer la répartition du capital dans les nouveaux statuts.

Le statut du conjoint

La transformation est souvent l’occasion d’intégrer le conjoint dans la structure. En SARL, trois options existent : conjoint associé (il détient des parts), conjoint salarié (contrat de travail, cotisations salariales), ou conjoint collaborateur (statut réservé aux SARL non soumises à une licence professionnelle, pour les conjoints qui participent à l’activité sans être associés ni rémunérés).

Le dirigeant de SAS qui devient gérant de SARL

Le mandat social change de nature. Si le président de SAS avait un contrat de travail en plus de son mandat, ce contrat peut être maintenu sous réserve de respecter les règles de cumul en SARL (fonctions distinctes, lien de subordination réel, emploi effectif). C’est un point à sécuriser en amont.

Questions fréquentes

La transformation SAS en SARL crée-t-elle une nouvelle société ?

Non. Conformément à l’article L210-6 du Code de commerce, la transformation régulière d’une société n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle. Votre société conserve son SIREN, son ancienneté, ses contrats, ses salariés et son passif. Seule la forme juridique change.

Faut-il un commissaire à la transformation ?

Non, ce n’est pas obligatoire pour une transformation SAS en SARL. Un commissaire à la transformation est requis pour certaines transformations spécifiques (par exemple la transformation d’une SARL en société anonyme selon l’article L223-43 du Code de commerce). Pour la SAS→SARL, si la société a déjà un commissaire aux comptes, il peut établir un rapport facultatif sur les capitaux propres. Sans commissaire aux comptes dans la SAS, aucun rapport n’est requis.

Quel est le délai de la transformation SAS en SARL ?

Comptez 3 à 6 semaines au total, du PV d’AGE à la réception du nouveau Kbis SARL. Les délais varient selon la rapidité du greffe (3 à 10 jours d’instruction) et la disponibilité du JAL pour l’annonce légale. Si le dossier est complet et déposé rapidement, la transformation peut être finalisée en moins d’un mois.

Peut-on transformer une SASU en EURL avec le même processus ?

Oui. La SASU (SAS à associé unique) peut se transformer en EURL (SARL à associé unique) selon la même procédure. La décision est prise par l’associé unique, les statuts sont refondus, une annonce légale publiée et le dossier déposé au guichet unique INPI. Les conséquences sociales sont identiques : si l’associé unique est gérant, il passe du statut assimilé salarié au statut TNS. Voir la procédure détaillée dans mon article sur la transformation SASU en SAS (la logique est identique mais en sens inverse).

Quelles sont les conséquences pour les salariés de la société ?

Aucune. L’article L1224-1 du Code du travail garantit la continuité de tous les contrats de travail lors d’une transformation de forme sociale. La société reste le même employeur : même SIREN, même ancienneté, mêmes conditions contractuelles. Les salariés n’ont pas à signer d’avenant. Ils doivent simplement être informés du changement de forme sociale, généralement par un affichage en interne ou un courrier.

Est-il possible de revenir en SAS après avoir transformé en SARL ?

Oui, techniquement. La transformation SARL en SAS est une opération distincte, soumise à l’unanimité des associés selon l’article L227-3 du Code de commerce. Elle nécessite une nouvelle AGE, de nouveaux statuts, une annonce légale et un dépôt au guichet unique. Le coût est comparable à la transformation initiale. La bascule retour vers la SAS se justifie généralement lorsque la société lève des fonds auprès d’investisseurs qui exigent la forme SAS pour des raisons de gouvernance (bons de souscription d’actions, pacte d’actionnaires, etc.).

Mon conseil final

La transformation SAS en SARL se justifie économiquement dès lors que le dirigeant est gérant majoritaire et se verse une rémunération annuelle supérieure à 30 000 € : l’économie de cotisations dépasse alors rapidement le coût de la transformation. En dessous, les économies sont moins évidentes et il faut intégrer la perte de protection sociale dans l’équation.

Le point de vigilance principal n’est pas la procédure elle-même, qui est relativement simple. C’est la réécriture des statuts : des statuts SARL calqués sur les statuts SAS ou issus d’un modèle générique créent des problèmes à l’entrée d’un nouvel associé, à la cession de parts ou lors d’un désaccord entre associés. C’est précisément ce que j’évite chez Jurixa en rédigeant des statuts adaptés à votre situation réelle.

Pour aller plus loin, lisez mes comparatifs SARL ou SAS : quel statut choisir et comparatif complet SAS vs SARL pour valider que la transformation est la bonne décision avant de vous lancer.

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Sandrine Chiorozas, experte en création d'entreprise

Sandrine Chiorozas

Diplômée notaire et droit des affaires — 15 ans d'expérience

Double compétence en droit des affaires et droit notarial, Sandrine accompagne les entrepreneurs dans toutes les étapes de la vie de leur société. Chaque article est rédigé avec rigueur et vérifié auprès des sources officielles.

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