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Statuts juridiques

Pouvoirs du gérant de SCI : guide complet 2026

Sandrine Chiorozas · · 13 min de lecture
JURIXA.FR
SCI · gérance
Gérant de SCI :
ce qu'il peut faire seul
Actes libres, actes soumis à vote, responsabilité : le cadre légal complet.
Les trois pièges classiques
⚠️
Signer hors objet social : la SCI n'est pas engagée, mais le gérant répond.
📜
Acte réservé à l'AG signé seul : remise en cause possible entre associés.
⚖️
Restriction statutaire face aux tiers : clause inopposable (art. 1849 C. civ.).
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Le gérant d’une SCI peut accomplir, seul et sans l’accord de personne, tous les actes de gestion courante dans l’intérêt de la société. Mais cette liberté a une limite : l’objet social rédigé dans les statuts. Dès qu’un acte déborde l’objet social ou que les statuts l’ont subordonné à un vote, le gérant doit obtenir l’accord des associés. Ignorer cette frontière, c’est prendre le risque d’engager sa responsabilité personnelle.

Dans mon accompagnement, je constate que c’est exactement là que les problèmes surgissent. La semaine dernière encore, un client me consultait après avoir signé, en tant que gérant, un bail commercial sur un bien de la SCI, alors que ses statuts réservaient cet acte à l’assemblée. Les associés minoritaires avaient demandé la nullité de l’acte. Ce guide vous explique comment éviter ce type de situation.

L'essentiel en 30 secondes
  • Entre associés : le gérant peut faire tous les actes de gestion utiles à l’intérêt social (art. 1848 C. civ.).
  • Vis-à-vis des tiers : il engage la SCI pour tout acte entrant dans l’objet social ; les restrictions statutaires sont inopposables aux tiers (art. 1849 C. civ.).
  • L’objet social est la clé : trop flou, il ne protège pas les associés ; trop étroit, il gêne la gestion quotidienne.
  • Certains actes (vente d’immeuble, gros emprunt) nécessitent un vote des associés si les statuts le prévoient.
  • La responsabilité du gérant est individuelle et peut être civile, pénale ou fiscale (art. 1850 C. civ.).

Deux régimes de pouvoirs, deux logiques

La loi distingue clairement deux situations : ce que le gérant peut faire face aux associés et ce qu’il peut faire face aux tiers. Ces deux régimes ne fonctionnent pas de la même façon, et la confusion entre les deux est la source de la plupart des conflits.

Dans les rapports entre associés : la liberté encadrée par les statuts

L’article 1848 du Code civil pose le principe : « Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l’intérêt de la société. Le tout, à défaut de dispositions des statuts sur le mode d’administration. »

Ce que cela signifie concrètement : si vos statuts sont silencieux sur un type d’acte, le gérant peut le faire seul. Mais les associés peuvent décider de restreindre ce pouvoir en inscrivant des limites dans les statuts. Ces restrictions s’imposent au gérant dans ses relations internes avec les associés.

Exemples d’actes typiquement encadrés par les statuts :

  • vente ou achat d’un bien immobilier
  • souscription d’un emprunt au-delà d’un certain montant
  • conclusion d’un bail de longue durée (bail commercial, bail de 9 ans)
  • réalisation de travaux dépassant un seuil défini
  • ouverture d’un compte bancaire au nom de la SCI

Si le gérant franchit ces limites sans consulter les associés, il engage sa responsabilité vis-à-vis d’eux. L’acte lui-même peut être remis en cause en interne.

Dans les rapports avec les tiers : l’objet social comme seule frontière

L’article 1849 du Code civil est sans équivoque : « Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l’objet social. Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers. »

C’est la règle la plus importante à retenir. Un client, un bailleur, une banque n’ont pas à fouiller vos statuts pour savoir si le gérant avait le droit de signer. Dès l’instant où l’acte entre dans l’objet social de la SCI, la société est engagée. Point.

Cette protection des tiers a une contrepartie directe pour les associés : si le gérant signe quelque chose que les statuts lui interdisaient, la SCI reste engagée vis-à-vis du tiers, et c’est le gérant qui devra rendre des comptes aux associés.

L’exception importante

Si le tiers avait effectivement connaissance de la restriction statutaire (ce qu’on appelle la « mauvaise foi »), il ne peut pas invoquer l’inopposabilité. Mais cette preuve est très difficile à rapporter. En pratique, les restrictions statutaires ne protègent que dans les rapports internes.

L’objet social : la frontière absolue des pouvoirs

C’est le point central, et le plus souvent négligé. L’objet social d’une SCI définit ce que la société est autorisée à faire. Un acte hors objet social n’engage pas la société, même vis-à-vis des tiers.

Pourquoi l’objet social est-il si important à bien rédiger ?

Un objet social trop restrictif peut paralyser la gestion. Exemple classique : une SCI constituée pour « acquérir et gérer un immeuble situé au 12 rue de la Paix à Paris » ne peut légalement rien faire d’autre. Si les associés souhaitent un jour acquérir un second bien, ils devront modifier les statuts, avec les coûts et délais que cela implique.

À l’inverse, un objet social trop vague ne remplit pas son rôle protecteur. Je rédige les statuts de façon à trouver l’équilibre : suffisamment large pour couvrir l’activité réelle sur la durée, suffisamment précis pour délimiter clairement les attributions du gérant.

Dans mon accompagnement, je recommande systématiquement de prévoir l’acquisition, la gestion, la location et la cession de tout bien immobilier, ce qui couvre 95 % des situations courantes d’une SCI patrimoniale ou familiale. Pour une SCI de construction-vente, l’objet doit être plus spécifique.

Rappel Légifrance

Les articles 1848 et 1849 du Code civil s’appliquent à toutes les sociétés civiles, dont la SCI. Ces articles n’ont pas changé depuis leur entrée en vigueur en 1978 et restent en vigueur en 2026 (état VIGUEUR confirmé sur Légifrance).

1848
Article C. civ. régissant les pouvoirs internes du gérant
Légifrance — Code civil

Nomination du gérant : statuts ou acte séparé ?

L’article 1846 du Code civil permet de nommer le gérant de trois façons : directement dans les statuts, par un acte séparé au moment de la constitution, ou par une décision ultérieure des associés. Chaque option a ses avantages.

Nomination dans les statuts

C’est la formule la plus simple. Le nom du gérant apparaît dans les statuts dès la création. Avantage : tout est centralisé dans un seul document. Inconvénient majeur : si le gérant change, il faut modifier les statuts, ce qui implique une mise à jour de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), une publication dans un journal d’annonces légales, et des frais.

Nomination par acte séparé

On rédige un procès-verbal de désignation ou une décision collective des associés. C’est la formule que je préfère, car elle évite de toucher aux statuts en cas de changement de gérant. Les formalités sont plus légères.

La durée du mandat est fixée librement dans les statuts ou la décision de nomination. À défaut, l’article 1846 prévoit que les gérants sont réputés nommés pour la durée de la société.

Qui peut être gérant ?

N’importe quelle personne physique majeure et n’importe quelle personne morale (une autre société, par exemple). Le gérant peut être associé ou extérieur à la SCI. La pluralité de gérants est possible : les statuts fixent alors comment ils exercent leurs pouvoirs (conjointement, séparément, avec droit de veto de l’un sur l’autre).

Conseil pratique

Dans une SCI familiale avec deux enfants et les deux parents, nommer les deux parents cogérants avec pouvoir séparé (chacun agit seul) offre une souplesse maximale. Mais prévoir que les actes importants (vente, emprunt > X €) nécessitent la signature des deux gérants. C’est l’équilibre entre efficacité et garde-fous.

Nomination dans les statuts vs. acte séparé

CritèreDans les statutsActe séparé
Simplicité initialeTrès simpleLégèrement plus lourd
Changement de gérantModification des statuts obligatoire (formalités + coût)Décision des associés + formalités légères
Coût en cas de changement400-600 € (greffe + JAL)100-200 € (greffe uniquement)
LisibilitéTout dans un document2 documents à conserver
RecommandationSCI simple, gérant stableSCI familiale, gérant susceptible de changer

Actes courants vs. actes nécessitant l’accord des associés

C’est la question que je reçois le plus souvent : « Est-ce que je peux signer ça tout seul ? » La réponse dépend des statuts, mais voici les grandes lignes.

Ce que le gérant peut toujours faire seul

En l’absence de restriction statutaire, le gérant peut accomplir seul tous les actes de gestion courante. Concrètement :

  • encaisser les loyers et payer les charges
  • souscrire et gérer les assurances (multirisque immeuble, loyers impayés)
  • réaliser les déclarations fiscales de la SCI (formulaire 2072)
  • mandater un prestataire pour des réparations courantes
  • ouvrir ou clore un compte bancaire professionnel
  • engager un prestataire de gestion locative
  • correspondre avec les locataires, notifier les hausses de loyer

Ce qui exige typiquement un vote des associés

Les statuts d’une SCI sérieusement rédigés réservent certains actes à l’assemblée générale (ou à une décision collective). Les plus courants :

  • vente d’un bien immobilier appartenant à la SCI (quasi-universellement soumis à l’accord des associés), à distinguer de la cession de parts de SCI, qui permet à un associé de sortir sans que la société vende le bien
  • acquisition d’un nouveau bien immobilier (souvent aussi)
  • emprunt au-delà d’un seuil fixé dans les statuts (ex. : tout emprunt > 50 000 €)
  • constitution d’une hypothèque ou d’une sûreté réelle sur un bien de la SCI
  • modification de l’objet social ou d’autres clauses statutaires essentielles
  • changement de régime fiscal (passage IS/IR)

Pour tout savoir sur le fonctionnement des assemblées et les règles de majorité applicables, lisez notre guide sur l’assemblée générale de SCI.

Unanimité
Règle par défaut pour les décisions qui dépassent les pouvoirs du gérant, sauf clause statutaire contraire
Art. 1852 C. civ.

Rémunération du gérant : oui, c’est possible (mais pas automatique)

Contrairement à ce que beaucoup croient, le gérant d’une SCI peut être rémunéré. La loi ne l’impose pas et ne l’interdit pas. C’est une décision des associés, à inscrire dans les statuts ou dans une décision collective.

Gérant bénévole ou rémunéré ?

Dans une SCI familiale, le gérant est très souvent bénévole. C’est la norme quand il est lui-même associé et bénéficie directement des revenus de la SCI.

Mais rien n’empêche de lui verser une rémunération si la gestion est lourde (gestion de plusieurs biens, nombreux locataires, travaux fréquents). Cette rémunération sera une charge déductible pour la SCI, à condition que celle-ci soit soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). En régime IR, la déductibilité est plus limitée.

Quel régime social pour un gérant rémunéré ?

C’est là que la situation devient subtile :

  • Gérant associé rémunéré : il relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS), donc de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Les cotisations sociales sont calculées sur la rémunération versée. Pas d’assurance chômage.
  • Gérant non-associé rémunéré et lié par un contrat de travail : il peut relever du régime général comme salarié.
  • Gérant non-associé sans lien de subordination : il facture ses prestations en tant qu’indépendant.

Pour bien cadrer le régime fiscal et social avant de rémunérer le gérant, la page entreprendre.service-public.gouv.fr est une bonne source de référence.

Pluralité de gérants : organisation et droit de veto

Une SCI peut avoir plusieurs gérants. C’est courant dans les SCI familiales où les deux parents veulent chacun avoir un rôle actif. Les statuts organisent alors leurs pouvoirs.

Pouvoirs séparés (option la plus courante)

Chaque gérant peut agir seul. C’est ce que prévoit l’article 1848 par défaut. Avantage : souplesse totale. Inconvénient : un gérant peut engager la SCI sans en informer l’autre.

L’article 1848 prévoit toutefois un garde-fou : chaque gérant peut s’opposer à une opération avant qu’elle ne soit conclue. Ce droit de veto interne permet à l’un des cogérants de bloquer une décision de l’autre, à condition d’agir avant que l’acte ne soit signé.

Pouvoirs conjoints (option plus contraignante)

Les statuts peuvent prévoir que tous les actes (ou certains d’entre eux) nécessitent la signature des deux gérants. Plus sécurisant pour les associés, mais plus lourd au quotidien.

Dans les SCI familiales avec enfants cogérants

Si vous intégrez vos enfants comme cogérants dès la création, prévoyez clairement dans les statuts les actes qui nécessitent une signature conjointe. Cela évite qu’un enfant, en cas de mésentente familiale, puisse engager seul la vente d’un bien ou contracter un emprunt important.

Pour bien anticiper la structure de gouvernance dès la rédaction, consultez notre guide complet sur la rédaction des statuts de SCI.

Responsabilité du gérant : civile, pénale et fiscale

L’article 1850 du Code civil est direct : « Chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers, soit des infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans sa gestion. »

Responsabilité civile

Le gérant répond des fautes qu’il commet dans l’exercice de ses fonctions. Il peut être poursuivi par les associés (si sa gestion cause un préjudice à la SCI) ou par des tiers (si son comportement leur a causé un dommage directement).

Exemples de fautes engageant la responsabilité civile :

  • ne pas avoir souscrit une assurance sur un bien
  • signer un bail manifestement désavantageux pour la SCI sans consulter les associés
  • ne pas déclarer fiscalement la SCI et exposer la société à des pénalités
  • utiliser les fonds de la SCI à des fins personnelles (faute de gestion engageant sa responsabilité civile, susceptible de constituer pénalement un abus de confiance au sens de l’art. 314-1 du Code pénal — l’abus de biens sociaux, lui, ne vise que les sociétés commerciales)

En cas de pluralité de gérants ayant participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire vis-à-vis des tiers et des associés. Mais dans leurs rapports entre eux, le tribunal répartit la charge selon la part de responsabilité de chacun.

Responsabilité pénale

Certains comportements peuvent être constitutifs d’infractions pénales : fausse déclaration au greffe, abus de confiance, escroquerie si le gérant a manœuvré pour tromper les associés ou des tiers. Les sanctions peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement.

Responsabilité fiscale

En cas de manquements graves et répétés aux obligations fiscales de la SCI, le gérant peut être solidairement responsable du paiement des impôts et pénalités dues par la société. L’administration fiscale peut engager une procédure d’obligation solidaire de paiement.

1850
Article C. civ. fixant la responsabilité individuelle du gérant de société civile
Légifrance — Code civil

SCI familiale : gérant unique de fait, les garde-fous à prévoir

Dans une SCI familiale avec un seul gérant (souvent un des parents), ce gérant bénéficie d’une liberté de gestion très large si les statuts n’ont pas posé de limites. C’est pratique au quotidien, mais cela peut générer des tensions si les associés minoritaires (les enfants, par exemple) estiment que le gérant gère la SCI dans son seul intérêt.

Les risques classiques :

  • le gérant paie ses propres charges personnelles depuis le compte de la SCI
  • il signe un bail avec un locataire de complaisance à un loyer sous-évalué
  • il engage des travaux importants sans concertation, réduisant les revenus distribuables

Les garde-fous à inscrire dans les statuts :

  • un seuil de dépenses au-delà duquel l’accord des associés est requis
  • l’obligation de rendre des comptes annuellement, formalisée par un procès-verbal d’assemblée
  • l’interdiction explicite pour le gérant de conclure des actes avec lui-même (conventions réglementées)

Pour comprendre comment une SCI familiale bien structurée peut protéger durablement un patrimoine, lisez notre article sur la SCI familiale et la protection du patrimoine.

Révocation du gérant : les règles à connaître

L’article 1851 du Code civil fixe les règles de révocation. Le gérant peut être révoqué par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales, sauf disposition contraire des statuts. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages-intérêts.

La révocation ne dissout pas la SCI. Elle entraîne simplement la nomination d’un nouveau gérant, avec les formalités correspondantes (dépôt au greffe, publication d’une annonce légale).

Pour un traitement approfondi de ce sujet, y compris les procédures et la jurisprudence applicable, consultez notre article sur la révocation du gérant de SCI.

Questions fréquentes

Le gérant d’une SCI peut-il vendre un bien immobilier sans accord des associés ?

En théorie, si les statuts ne l’interdisent pas, le gérant pourrait engager la SCI dans une vente. Mais en pratique, toute vente d’immeuble doit passer par un notaire, qui exigera la preuve que l’acte a été approuvé conformément aux statuts. De plus, les statuts de la quasi-totalité des SCI réservent cet acte à l’assemblée. Si votre SCI n’a pas encore de statuts rédigés par un professionnel, c’est un risque réel à corriger rapidement.

Les restrictions de pouvoirs inscrites dans les statuts protègent-elles la SCI face aux tiers ?

Non. C’est la règle fondamentale de l’article 1849 : les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers. La banque, le locataire ou le vendeur qui contracte de bonne foi avec le gérant n’a pas à vérifier si les statuts autorisaient ou non l’acte. Si l’acte entre dans l’objet social, la SCI est engagée. En revanche, le gérant peut être tenu responsable vis-à-vis des associés pour avoir agi hors de ses attributions.

Un gérant non associé a-t-il les mêmes pouvoirs qu’un gérant associé ?

Oui, du point de vue légal. Les articles 1848 et 1849 du Code civil ne distinguent pas selon que le gérant est ou non associé. Ses pouvoirs sont les mêmes. La différence se situe dans le régime social (le gérant non-associé rémunéré peut relever du régime général si un lien de subordination est caractérisé) et dans l’absence de droits de vote aux assemblées s’il n’est pas détenteur de parts.

Que se passe-t-il si la SCI n’a plus de gérant ?

L’article 1846-1 du Code civil prévoit que si la SCI est dépourvue de gérant depuis plus d’un an, tout intéressé peut demander au tribunal la dissolution anticipée de la société. C’est une situation à éviter absolument. En cas de décès ou de démission du gérant, organisez rapidement une assemblée pour en nommer un nouveau.

Peut-on prévoir une clause d’agrément dans les statuts de SCI ?

Oui, et c’est même vivement conseillé dans une SCI familiale. Une clause d’agrément oblige tout associé souhaitant céder ses parts à obtenir l’accord préalable des autres associés. Cela évite qu’un héritier inconnu ou une banque (en cas de saisie) ne se retrouve associé à votre insu. Pour tout comprendre sur ce mécanisme, lisez notre article sur la clause d’agrément en SCI.

Conclusion

Le gérant de SCI dispose d’une liberté de gestion réelle, mais elle est encadrée par deux frontières qui ne fonctionnent pas de la même façon. Face aux associés, les statuts font loi : ils peuvent tout interdire ou tout autoriser. Face aux tiers, seul l’objet social compte : si l’acte en relève, la SCI est engagée.

C’est pour cela que la rédaction des statuts est l’étape la plus structurante d’une création SCI bien faite. Des statuts vagues ou copiés-collés depuis un modèle générique laissent le gérant sans boussole et les associés sans protection. Des statuts sur-mesure, rédigés en tenant compte de la composition familiale, du type de biens et des projets à venir, sont la garantie d’une gouvernance sereine.

Si vous êtes en train de créer votre SCI ou si vous avez des doutes sur les statuts existants, je vous accompagne de A à Z dans la structure et la rédaction des documents. Vous trouverez aussi des ressources utiles dans notre guide sur ce qu’est une SCI, notre guide sur les apports en SCI et notre guide sur les raisons de créer une SCI.

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Sandrine Chiorozas, experte en création d'entreprise

Sandrine Chiorozas

Experte en création d’entreprise — 15 ans d'expérience

Double compétence en droit des affaires et droit notarial, Sandrine accompagne les entrepreneurs dans toutes les étapes de la vie de leur société. Chaque article est rédigé avec rigueur et vérifié auprès des sources officielles.

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